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Guide : comment choisir son matelas de randonnée ?

Temps de lecture : 10 minutes - Version courte ici (2 minutes)

Le matelas de randonnée est un accessoire indispensable dès lors que l’on prévoit de partir en bivouac. Il ajoute du confort et améliore votre sommeil. C’est ce qui va vous permettre de mieux récupérer et d’être d’attaque pour une nouvelle journée d’effort. Dans ce guide d’achat, découvrez les critères importants pour choisir votre matelas de trekking ainsi que les différences entre les différents modèles, qu’ils soient autogonflants, gonflables ou en mousse.

Sommaire

1. Les principaux critères de sélection d'un matelas de trekking

2. Les critères secondaires d'un bon matelas de randonnée

3. Les différents types de matelas en bivouac

Les principaux critères de sélection d’un matelas de trekking

Si le but premier d’un matelas est d’apporter du confort, nous n’allons pas développer ce critère qui est subjectif et propre à chacun. Il existe d’autres critères à connaître au moment de faire un choix. En effet, vous ne choisirez pas le même matelas selon votre activité : randonnée d’été, Grande Randonnée, bivouac hivernal, zone escarpée...

La R-Value, l’indice d’isolation thermique

Le matelas de randonnée a deux objectifs principaux : apporter du confort mais également isoler de la fraîcheur du sol. Pour mesurer l’efficacité de l’isolation d'un matelas, il existe une norme appelée R-Value. Plus elle est haute, plus le matelas sera isolant. Ainsi, si vous avez pour habitude de bivouaquer dans des zones chaudes, il n’est pas nécessaire de prendre un matelas avec une forte R-Value. A l’inverse, les amateurs de bivouacs hivernaux privilégieront une R-Value supérieure à 4.

A savoir : la R-Value n’a aucun rapport avec l’épaisseur. Un matelas peut être épais sans isoler du sol et vice-versa.

Vous l’aurez donc compris, bien s’isoler du sol est primordial quand vous dormez. Cela ne permet pas de vous réchauffer, mais de limiter les pertes de chaleur. Le dessous de votre sac de couchage étant compressé entre vous le matelas, son isolation n’est pas optimale. C’est donc le matelas qui joue ce rôle.

Pendant longtemps, l’isolation thermique était calculée indépendamment par chaque fabricant. Cela donnait donc un indice peu fiable. Mais depuis 2020, la R-Value est devenue une norme internationale, élaborée par l'organisme ASTM. Au moment de choisir le matelas de randonnée qui vous suivra pendant plusieurs années, vous devez donc comparer la R-Value de ceux-ci, peu importe la marque.

Pour un bivouac par temps chaud (température aux alentours de 15°C la nuit), un matelas avec une R-Value de 1 à 2 sera suffisant. Pour des températures allant de 5 à 15°C, il est conseillé d’avoir un matelas avec une R-Value allant de 2 à 4. Enfin, pour des températures plus fraîches, privilégiez un matelas avec un R-Value supérieure à 4. Ces valeurs sont indicatives, chacun ayant une sensibilité au froid différente.

A savoir : en superposant deux matelas, cela additionne la R-Value. Autrement dit, si vous dormez avec deux matelas dont les R-Value sont de 1 et de 3, cela équivaut à un seul matelas dont la R-Value est de 4.

Préconisations du fabricant Thermarest


Quelles dimensions pour un matelas en bivouac ?

Une fois la R-Value décidée, il faudra passer aux dimensions du matelas. Il y a deux types de mesure : les dimensions lorsque le matelas est déplié et les dimensions lorsqu’il est plié.

Doit-il couvrir tout le corps ?

Concernant les dimensions dépliées, elles sont à peu près équivalentes chez tous les fabricants. Il est courant de parler de taille. La plupart des marques proposent les tailles suivantes pour chacun de leur matelas :

  • Taille enfant : longueur de 119 à 130 cm, largeur de 45 à 51 cm
  • Taille S (pour Small ou Short) : longueur de 168 cm, largeur de 51 à 55 cm
  • Taille R (pour Regular) : longueur de 183 à 185 cm, largeur de 51 à 55 cm
  • Taille RW (pour Regular Wide) : longueur de 183 à 185 cm, largeur de 55 à 64 cm
  • Taille L (pour Long ou Large) : longueur de 198 cm, largeur de 64 cm

Ce sont des tailles indicatives. Il n’existe pas de norme standard à ce sujet et chaque marque est libre d’avoir son propre guide de taille.

Concernant l’épaisseur du matelas, cela n’a aucun impact sur l’isolation thermique comme mentionné plus haut. Cela joue uniquement sur votre confort. Certains préfèrent un matelas fin car souvent plus léger et moins encombrant quand d’autres privilégient le confort avec un matelas épais. C’est notamment le cas des dormeurs latéraux. En dormant sur le côté, le poids du corps est concentré au niveau des épaules et des hanches, ce qui provoque une sensation « d’enfoncement ». Posséder un matelas épais tel que le Sea to Summit Ether Light XT permet donc d’éviter d’avoir les épaules qui touchent le sol quand vous êtes allongé.

A la recherche du matelas de randonnée compact

A propos des dimensions dépliées, c’est généralement sur celles-ci que le randonneur s’attarde. Pour des tailles dépliées égales, certains matelas prendront peu de place quand ils seront rangés alors que d’autres seront très encombrants. Or, la place est l’ennemi du randonneur. A vous de juger l’espace que vous souhaitez accorder à votre matelas de randonnée dans votre sac à dos. Certains matelas sont plus petits que votre gourde quand d’autres ne passent pas dans un sac. Il faut alors l’accrocher sur le sac.


Exemple du matelas Thermarest NeoAir UberLite

Un matelas de randonnée compact se fait au détriment d’autres caractéristiques : la résistance, l’épaisseur… Chaque trekkeur doit juger s’il préfère un équipement qui prend de place quitte à rogner sur l’épaisseur.

Les matelas ultra légers pour plus de confort en marchant

Enfin, le dernier critère essentiel est bien évidemment le poids. Avec l’encombrement, ce sont les deux points qu’il faut veiller à minimiser lorsqu’on est randonneur, au risque de rendre la balade plus fatigante qu’elle ne l’est avec un sac à dos trop lourd et trop volumineux.

A la question « combien doit peser un matelas de randonnée ? », il n’y a pas de réponse exacte. Comme à chaque fois, cela dépend de chacun. Les matelas les plus légers pèsent moins de 300 g. C’est le cas du matelas gonflable Therm-A-Rest UberLite. Ce dernier est aussi l’un des plus légers du marché. Mais coche-t-il les autres cases que vous recherchez (une R-Value haute, une très bonne résistance…) ?

Le prix rentre également en compte. Les matelas de randonnée ultra légers ont tendance à être plus cher car les matériaux sont plus onéreux . Nous conclurons ce point par la même phrase, qui résume bien le choix d’un matelas de randonnée : à vous de comparer chaque matelas et faire le choix qui vous semble le meilleur. Il n’y a pas de bons et de mauvais matelas. Il y en a qui conviennent à votre utilisation mais pas forcément à celle de votre compagnon de trek.


Les critères secondaires d’un bon matelas de randonnée

Le poids, les dimensions et l’isolation sont les premiers critères que l’on regarde. Mais ce ne sont pas les seuls. Il existe d’autres critères, peut-être plus secondaires, mais qui peuvent également s’avérer importants selon le randonneur que vous êtes.

La résistance, un critère à prendre en compte

Le premier critère secondaire concerne la résistance. Aujourd’hui, nous recherchons à avoir un matelas toujours plus compact et léger. Le but est simple : ne pas encombrer, ni alourdir le sac à dos. Mais cela peut-il se faire au détriment de la résistance ? Assurément, oui. Certains matelas peu épais peuvent se percer rapidement au contact d’un caillou pointu ou encore d’une épine.

Il faut donc porter son choix sur un matériau durable si vous souhaitez un matelas qui vous accompagne dans le temps. Pour cela, il faut regarder deux indicateurs : le matériau et les deniers. Le nylon est plus résistant que le polyester par exemple. Mais il a l’inconvénient d’être plus lourd. La mousse, quant à elle, a l’avantage de pouvoir s’abîmer sans perdre son pouvoir isolant. Mais elle est plus lourde également.

A savoir : un matériau peut avoir plusieurs déclinaisons. Par exemple, le nylon sera moins robuste que le nylon 6, qui sera lui-même moins résistant que le nylon 66.

Ensuite, pour un matelas ayant le même matériau, il faut regarder les deniers. Un denier est une unité utilisée pour déterminer l’épaisseur d’une fibre. Plus il est élevé, plus le matelas sera résistant. Concrètement, un matelas en nylon 6 70 deniers est plus robuste qu’un matelas en nylon 6 30 deniers.

D’une manière générale, si vous prévoyez de bivouaquer à la belle étoile, il est fortement recommandé de prévoir au minimum une bâche ou un footprint sous le matelas pour éviter les points de contact entre le sol et le matelas. Cela permet, de surcroît, d’éviter de salir son matelas. Il en est de même pour les bivouacs en tente. En plus de protéger cette dernière, vous minimisez les risques de détériorer votre matelas de trekking.

Le bruit : pour celles et ceux qui ont le sommeil léger

Si vous avez l’habitude des activités outdoor nocturnes, vous savez que le matelas peut faire du bruit lorsqu’on bouge dans la nuit. Ce n’est pas dérangeant pour la plupart mais ça peut l’être pour ceux qui ont le sommeil léger. Le frottement entre le corps et la matière peut provoquer un léger crissement.

Les matelas autogonflants sont parvenus à contrer ce bruit grâce à une fine couche de velours ou de mousse. Mais cela rajoute du poids. Cependant, il peut s’agir d’une bonne solution si vous voulez avoir l’assurance d’avoir un matelas qui ne fait aucun bruit.

Sinon, pour éviter les crissements, il faut rajouter des couches entre le matelas et vous. De ce fait, quand vous bougez dans la nuit, cela permet d’atténuer ces bruits. Mettre un vêtement inutilisé entre le matelas et le sac de couchage est un exemple de bonne pratique.

La facilité de gonflage et de dégonflage

Avant de vous présenter les différents types de matelas de randonnée, vous n’êtes pas sans savoir que la plupart se gonflent. L’avantage d’un matelas qui se gonfle est qu’il est nettement moins encombrant puisque vous pouvez le plier.

Mais il est vrai, qu’à la fin d’une journée de randonnée intense, nous n’avons pas toujours la foi de monter le campement pour la nuit. Entre la tente et le matelas, cela demande quelques minutes supplémentaires qui peuvent paraître très longues, surtout quand il pleut.

La facilité de (dé)gonflage peut donc être un critère à prendre en compte. Les marques ont beaucoup travaillé sur cet aspect là ces dernières années. Voici les différentes options que vous pouvez trouver sur un matelas :

  • Autogonflant : ce type de matelas, que nous développerons ultérieurement, se gonfle tout seul lorsqu’on le déplie. Bien entendu, il faudra le gonfler un peu plus pour qu’il soit prêt. Mais cela permet de gagner un peu de temps.
  • Des valves optimisées : les marques regorgent d’ingéniosité pour vous faciliter le gonflage. La plupart des matelas de randonnée sont équipés de valve anti-retour. Autrement dit, lorsque vous retirez votre bouche de la valve, le matelas ne se dégonfle pas. D’autres matelas ont deux valves : une pour le gonflage, l’autre pour le dégonflage, dans le but de simplicité.
  • La micro-pompe électrique : c’est légèrement plus long que de gonfler un matelas à la bouche mais cela ne demande aucun effort. Vous la connectez au matelas et cela vous laisse le temps de monter votre tente ou de préparer votre repas à côté.
  • Le sac-pompe : de plus en plus de marques le livrent avec le matelas. Ultra léger et compact, le sac-pompe permet de gonfler le matelas sans avoir à souffler vous-même dans la valve. Un gain de temps et d’énergie. (voir vidéo ci-dessous)

Comment utiliser un sac-pompe ?

Sinon, il vous reste le gonflage à la bouche. Relativement rapide, il faut quand même être vigilant. L’air humide que vous dégagez de votre bouche peut entraîner de la moisissure dans votre matelas, en cas de condensation. Par temps froid, cela pourrait même geler et impacter ses performances thermiques.


Pour résumer cette première partie, voici les 6 critères sur lesquels il faut être vigilant en achetant un matelas :

  1. Critères principaux : la légèreté, l’isolation (R-Value) et les dimensions (pliées et dépliées)
  2. Critères secondaires : la résistance, le gonflage et le bruit.

Bien évidemment, le confort est également majeur. Mais contrairement aux autres critères, il est totalement subjectif. Il faut tester pour le savoir ou se référer aux avis des randonneurs l’ayant déjà essayé.

Les différents types de matelas en bivouac

Venons-en maintenant aux différents types de matelas de randonnée. Il en existe trois : le matelas gonflable, le matelas autogonflant et le matelas en mousse. Chacun dispose de ses propres avantages et inconvénients. Les voici.

Le matelas gonflable, le meilleur rapport poids-encombrement

C’est le matelas le plus répandu en randonnée. Confortable, il est surtout très compact et ultra léger. En d’autres termes, ce n’est pas clairement pas l’accessoire qui prendra le plus de place dans votre sac à dos. Côté isolation, vous pouvez partir en bivouac lui toute l’année. Certains matelas gonflables de randonnée ont une R-Value de 8. Une polyvalence appréciée de tous les trekkeurs.

Au niveau de ses points faibles, le matelas gonflable est plus bruyant que ses compères l’auto-gonflant et le mousse. Par ailleurs, il est plus susceptible de se percer qu’un matelas auto-gonflant. Le risque est donc de se retrouver avec un matelas à plat. Vous dormez donc à même le sol, sans confort, ni isolation. En prenant soin de celui-ci, les risques sont quand même faibles. Et si jamais, par mégarde, cela venait à arriver, il existe des solutions pour le réparer, tel que ce kit de réparation rapide (quand vous êtes sur le terrain) ou ce kit de réparation permanente (à utiliser une fois que vous êtes revenu chez vous).

Pour résumer : certes plus fragile, son rapport poids/encombrement en fait le matelas le plus utilisé par les amateurs de l’outdoor.

Le matelas mousse, résistant et bon marché

Comme son nom l’indique, ce matelas est uniquement composé de mousse. Le principal avantage de ce matériau est sa résistance. Même en cas de petite écorchure, ses performances isolantes restent les mêmes. De plus, le matelas en mousse de randonnée coûte moins cher que les autres présentés.

Au niveau de ses points faibles, nous retrouvons bien sûr sa compacité. Contrairement aux deux autres, il est plus difficile de le plier. Souvent plié en accordéon, il prend beaucoup de place. C’est la raison pour laquelle de nombreux amateurs d’activités outdoor l’attachent sur leur sac-à-dos comme c’est le cas sur la photo ci-dessous.

Matelas mousse plié en accordéon

Sa faible épaisseur combinée au fait que sa R-Value dépasse rarement 2 font que ce type de matelas est rarement pris comme seul matelas lors d’une randonnée. Il est plus souvent utilisé comme complément. Rappelez-vous, la R-Value de deux matelas pouvant s’additionner, de nombreux randonneurs ayant un matelas 3 saisons préfèrent acheter un matelas en mousse pour aller en bivouac l’hiver plutôt que de racheter un autre matelas gonflable avec une R-Value supérieur à 4 ou 5 pour les treks hivernaux.

A savoir : le matelas mousse peut se découper. Par exemple, certains n’utilisent que la partie supérieure pour ajouter de l’épaisseur sous le dos. Ainsi, vous gagnez en poids et en encombrement. D’autres coupent un tout petit bout de leur matelas en mousse pour s’en servir comme siège pendant leur pause. Cela évite de mouiller ses vêtements sur une bûche humide. Soyez créatif !

Pour résumer : il est courant de trouver des randonneurs avec un matelas mousse. Mais peu sont ceux qui s’en servent comme matelas principal. Généralement, ce dernier est plus utilisé comme complément.

Le matelas autogonflant : un mix entre le gonflable et le mousse ?

Bon ok, le titre est légèrement exagéré. Le matelas autogonflant ressemble plus au matelas gonflable qu’au matelas en mousse. Mais c’est bel et bien un entre deux : il est moins compact que le gonflable mais plus que le mousse, moins résistant que le mousse mais plus que le gonflable, etc.

Concernant son utilisation, il suffit simplement de le déplier. Pour obtenir son gonflant maximum, il convient de le laisser gonfler. Cela peut quand même nécessiter quelques insufflations, tout en faisant attention au dépôt d’air humide. Après une journée dans les jambes, c’est toujours plaisant de ne pas avoir à fournir d’effort. Une fois la nuit passée, il se dégonfle, se plie et s’enroule comme un matelas gonflable pour le ranger dans le sac à dos.

Au niveau de son isolation, il est moins performant qu’un matelas gonflable. Cela reste quand même pratique pour un usage 3 saisons. En termes de prix, il est, en moyenne, moins cher qu’un matelas gonflable. 

Pour résumer : c’est une bonne alternative pour un randonneur intermédiaire.

Comparatif des matelas de randonnée

Pour récapituler, voici un tableau qui compare les matelas en fonction des critères vus plus haut.

Ce tableau est à titre indicatif. Il existe des matelas en mousse plus lourdsque des matelas autogonflants. Il en est de même pour les prix. Ce sont des tendances mais il existe des matelas gonflables moins chers que des matelas en mousse. En revanche, s'ils sont moins chers, cela joue sur d'autres critères telles que l'isolation (r-value).

A la lecture de ce tableau, on se rend compte que le matelas gonflable est le plus adapté pour de la randonnée. Il faut tout de même nuancer ! Un matelas autogonflant convient aussi au trekking, tout comme le matelas mousse.

En résumé

Bien que les critères aient été classés en deux catégories, chaque personne dispose de sa propre sensibilité, comme mentionné à diverses reprises dans ce guide d’achat sur les matelas de randonnée. L’isolation doit être le critère de base. Si vous randonnez 9 fois sur 10 l’été, il n’est peut-être pas nécessaire de choisir un matelas avec une R-Value de 6. Pour les rares fois où vous avez besoin d'un matelas pour l'hiver, il est peut-être possible d’emprunter à vos amis, voire de louer.

Après avoir choisi votre R-Value, il convient à chacun de prioriser tel ou tel critère ensuite. Certains adeptes de la marche ultra-légère (MUL) choisiront un matelas de randonnée compact et léger quand d’autres mettront l’accent sur le confort avec une grosse épaisseur ou une facilité de gonflage.

Toujours est-il qu’au moment de choisir, il faut bien lire les descriptions jointes aux produits, surtout si vous achetez sur une boutique en ligne. Sur lyophilise.fr, nous mettons un point d’honneur à rédiger des descriptions complètes et factuelles. A vous de comparer et trouver la perle rare qui correspond parfaitement à vos besoins par la suite. Si vous hésitez toujours, nos équipes sont disponibles par mail ou via les réseaux sociaux pour répondre à vos dernières interrogations.

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Guide d'achat simplifié - Version courte

Il existe trois types de matelas:

  • Les gonflables : nécessitent des insufflations pour prendre sa forme
  • Les autogonflants : s’autogonflent en le dépliant
  • En mousse : se déplient et ne demandent aucun gonflage

Avant de les comparer, nous allons voir les différents critères à comparer au moment de choisir votre matelas de randonnée.

1. R-Value

Un matelas a un double objectif : apporter du confort et vous isoler de la fraîcheur du sol. Le premier critère à prendre en compte est donc la R-Value. Cet indice permet de calculer l’isolation thermique de votre matelas. Il s’agit d’une norme internationale que tous les fabricants doivent respecter. En superposant deux matelas, vous additionnez la R-Value.

Voici la R-Value recommandée en fonction de la température extérieure :

- Nuit chaude (au-delà de 15°C) : 1 à 2
- Nuit tempérée (entre 5 et 15°C) : 2 à 4
- Nuit froide (inférieure à 5°C) : supérieure à 4

2. Dimensions

Il faut bien distinguer les dimensions dépliées des dimensions pliées. Pour la première, optez pour un matelas suffisamment long, afin que vos pieds ne dépassent pas. Cela paraît logique. Soyez aussi vigilant à l’épaisseur du matelas. Si cela ne dérange pas de nombreux randonneurs de dormir sur un matelas épais, ce n’est pas le cas de tous !

Concernant les dimensions pliées, c’est l’information qui importe le plus de trekkeurs. Plus les dimensions pliées sont élevées, plus le matelas prend de la place dans le sac. Au détriment d’un autre accessoire du coup…

3. Poids

Le volume va de paire avec le poids. Testez votre sac à dos complet en conditions réelles avant de partir à l’aventure. Et pensez bien qu’au fil des jours, la fatigue s’accumule et le poids du sac à dos se fait de plus en plus ressentir.

Un matelas ultra léger est généralement compact également. Cependant, il a tendance à être moins épais et moins résistant. Un dilemme dont seul vous pouvez trancher.

4. Résistance

On enchaîne donc avec la résistance. Comparez les matériaux pour juger la résistance. La mousse est plus résistante que le nylon qui est lui-même plus résistant que le polyester. A matériau égal, il faut s’attarder sur les deniers. Par exemple, du nylon 70 deniers est plus robuste que du nylon 30 deniers.

Par ailleurs, au moment d’installer votre camp de base, il est conseillé d’avoir une bâche ou un footprint sous votre tente ou directement sous votre matelas si vous dormez à la belle étoile. Cela permet d’éviter de l’abîmer avec les épines ou les cailloux présents sur le sol.

5. Bruit

Un critère très rarement pris en compte et pourtant. Si vous avez le sommeil léger, il faut savoir que les matelas gonflables ont tendance à provoquer un léger bruit de crissement lorsque vous vous tournez. Cela peut vous réveiller ou déranger votre compagnon d’expédition.

6. Gonflage et dégonflage

Les matelas disposent de différentes options pour faciliter le gonflage et le dégonflage : autogonflant, valves optimisées, micro-pompe électrique, sac-pompe… Cela vous permet de réduire les efforts. C’est toujours appréciable après une journée d’effort.

D’une manière générale, évitez de le gonfler à la bouche. L’air humide que vous dégagez peut condenser et entraîner de la moisissure dans votre matelas.


Pour conclure, voici un tableau qui récapitule les différents avantages et inconvénients de chaque type de matelas :