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Guide : EDC, comment préprer son kit pour de l´outdoor ?

Qu’est-ce que l’EDC? Cet acronyme signifie everyday carry, ce que l’on porte sur soi tous les jours. Si ce concept est bien connu des survivalistes, il est également pratiqué par tout le monde et ce sans forcément le savoir : en effet, nous avons tous dans les poches un minimum d’objets que nous emportons quotidiennement, nos clés de voiture et d’habitation, nos papiers d’identité, cartes bancaires et carte vitale, une montre, un stylo et disons un téléphone portable. À ces items, on en ajoute d’autres qui peuvent s’avérer utiles : un couteau de poche, une lampe torche... Et voilà, on obtient un EDC !

 

Un EDC classique
Dans cet article, je vais aborder cette notion d’EDC dans une orientation outdoor plutôt que survivaliste, et donc je n’aborderai pas l’aspect self-défense. Si vous souhaitez vous informer sur cette partie d’un EDC, je vous invite à consulter le blog Protegor (https://www.protegor.net) qui regorge d’articles de qualité sur ce sujet.


Quelques pistes pour adapter un EDC à vos pratiques outdoor :

Le couteau de poche

Idéalement, choisir un couteau de poche sans blocage de lame et dénué de toute agressivité vous évitera toute déconvenue avec les forces de l’ordre et en ce sens, le couteau suisse reste une valeur sûre qui, en plus existe avec tellement d’options différentes que vous trouverez forcément un modèle qui collera au mieux avec vos activités préférées, sans parler du cure-dent et de la pince à épiler ! De plus, ils existent en plusieurs tailles et prix, ce qui peut être un réel plus, notamment si on cherche à réduire le poids de l’équipement transporté (amis randonneurs ultra light, c’est à vous que je pense...). Il existe évidemment de nombreux couteaux de poches, mais je choisis de mettre en avant le couteau suisse parce qu’à lui tout seul, il peut remplir plusieurs fonctions et donc colle bien à l’idée d’EDC : avoir sur un seul objet une lame, un ouvre-boîte, une scie, une lime à ongle, des ciseaux, voire une loupe permettant d’allumer un feu grâce au soleil... Certains préfèreront les multitools genre Leatherman, mais je les trouve plus orientés travail et bricolage, et en général les lames possèdent un système de blocage.


La lampe torche

Si pour un usage urbain, la lampe torche est un choix judicieux, pour les activités de plein air, on lui préfèrera une lampe frontale qui permet d’avoir les mains libres. Si possible étanche et résistante aux chocs, avec des piles rechargeables ou des accumulateurs avec prise usb (pour un rechargement sur le terrain avec une power bank qui vous permettra également de charger votre téléphone portable) vous disposerez d’une meilleure autonomie et d’un plus grand confort d’utilisation, pour une multitude d’activités et vous aurez également un moyen pour vous signaler aux secours en cas de problème.


La trousse de premiers secours ou de bobologie

Sans forcément transporter un kit de trauma avec garrots, pansements compressifs et de quoi gérer des blessures importantes (ce qui est parfait si on est formé pour, et je ne saurai trop vous inciter à suivre une formation de secourisme, ne fût-ce que pour votre édification personnelle), avoir dans un petit sac ziplock quelques pansements, un peu de désinfectant et des bandes adhésives genre Leuko Tape, quelques compresses et par les temps qui courent, des pinces à tiques, vous permettra de traiter les petits bobos. Rien n’empêche d’y ajouter des stéri-strips pour refermer des coupures, des pansements spéciaux pour ampoules, de l’aspirine (ou paracétamol) et des comprimés anti-diarrhéiques, vous partirez avec une plus grande tranquillité sans pour autant vous surcharger.


De quoi se signaler

Un sifflet et un miroir de signalisation. Sans sombrer dans la paranoïa, envisager le fait que l’on puisse avoir à se signaler aux secours parce qu’on est blessé, perdu ou tombé dans un endroit difficilement accessible nous amènera à emporter de quoi faire du bruit et/ ou de la lumière. Le sifflet reste un moyen reconnu pour se faire entendre et signaler un péril et ce, internationalement. De même, le miroir de signalisation permet en reflétant le soleil d’être repéré par des gens se trouvant à plusieurs kilomètres de vous et notamment par les avions et hélicoptères et nul besoin de maîtriser le code morse pour envoyer un message précis, répéter un signal lumineux suffira amplement pour attirer l’attention.

Un micro kit feu

Un container étanche avec quelques allumettes tempête et un allume feu qui brûle au moins une minute. Lutter contre l’hypothermie, se signaler grâce à la lumière ou la fumée, faire bouillir de l’eau pour la purifier ou juste pour booster un peu le moral, les applications du feu sont nombreuses, et même si on emporte un bon vieux bic ou un firesteel, avoir un moyen d’allumer un feu rapidement et sans peine peut s’avérer plus qu’utile.


Dans cet étui étanche: 4 allumettes tempête, une allumette tempête maison (des allumettes de cow-boy entourées de coton et imprégnées de paraffine), un allume-feu acheté dans un kit, un autre fait maison (du coton imprégné de vaseline et recouvert de papier aluminium et 4 comprimé micro-pure). Et autour de l’étui, une section de chambre à air, allume-feu très efficace!


Un bracelet de paracorde

Un format particulièrement pratique pour transporter du cordage dont les applications sont indénombrables et sur lequel on peut ajouter, par exemple, une boussole bouton (par principe, évitez les gadgets, notamment les boussoles chinoises qui bien souvent contiennent une bulle qui en fausse la lecture et n’indiquent pas vraiment le Nord. Je conseille la Suunto clipper qui est d’excellente qualité). J’ai également tendance à ajouter au fermoir du bracelet un adhésif réfléchissant qui permet de l’utiliser comme balise.


Un bandana, chèche ou shemagh

Ici encore de nombreuses applications, se protéger du soleil, panser une plaie, mettre un bras en écharpe, filtrer de l’eau avant de la purifier, certains contiennent même diverses informations de survie, de pistage d’animaux, pour faire des nœuds, ou pour la navigation (celui présenté sur la photo 3 est le « star gazer » de la marque Colter, il contient une carte des étoiles et est phosphorescent)

Voici donc un EDC orienté outdoor tel que décrit dans cet article. Le sifflet fox 40 de SOL, le kit adventure de SOLAR BROTHER (un miroir de signalisation et une lentille de Fresnel pour allumer un feu), la lampe frontale fenix hl65 et sa pile rechargeable par usb et chargeur, le victorinox « champion » (celui-ci est un modèle des années 80), le bracelet paracorde avec bande de chambre à air et la boussole suunto clipper, le bandana stargazer de Colter, le mini kit feu étanche et le kit de bobologie, il ne manque que ma power bank et le kit est complet et servira pour une multitude d’activités.

Extension de l’EDC


si vous devez utiliser un sac à dos, rien n’empêche d’emporter quelques objets en plus, une trousse de secours plus conséquente, une couverture de survie épaisse (type SOL ou GRABBER, plus solides que les modèles de poches et souvent de couleurs voyantes), une bâche ou un poncho pour servir d’abri de fortune, un réchaud pliant à bois ou un réchaud à gaz, un peu de nourriture, une popote et une gourde, une scie pliante... Enfin, par extension, préparer un kit voiture, une caisse contenant les objets cités précédemment et en plus, des outils (pelle pliante, hachette, jeux de clés...) des vêtements et chaussures de rechange, des vêtements de pluie, une couverture en laine ou un duvet, des câbles de démarrage, un chargeur de batterie, une lampe torche puissante et des lampes de signalisation bref, de quoi gérer une immobilisation de votre véhicule, et aider d’autres automobilistes. Évidemment cet article est une base d’information et au final, un EDC est quelque chose d’assez personnel et doit être adapté à vos préférences et activités, à vous de vous constituer le kit qui vous conviendra le mieux.

Yves JEAN